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Rapport national Activité A1.2 Guinée Bissau

Dernière mise à jour : 22 févr.

Analyse des filières et évolution du cout sociétal de l’usage des Petits pélagiques transfrontaliers

Filière des petits pélagiques côtiers en Guinée Bissau : formes de valorisation des produits et points d’amélioration


En Guinée Bissau, les pélagiques côtiers sont exploités par la pêche artisanale et la pêche industrielle. Environ 86% des pêcheurs artisans opérant dans le pays sont des nationaux et 14% sont des étrangers principalement originaires du Sénégal, de Sierra Leone et de Guinée-Conakry. La capture moyenne de petits pélagiques est de 61 337 tonnes. La plupart des pirogues sont de type monoxyle soit 81,6%. Selon les données de l'enquête, environ 1518 engins de pêche sont utilisés au niveau national. Le filet maillant est le principal engin de pêche utilisé dans toutes les régions du pays. Le prix de cet engin est vendu selon la région. La pêche industrielle quant à elle est quasiment réalisée par la flotte étrangère opérant dans le cadre de l'accord de pêche. L’exercice de la pêche dans les eaux de la Guinée-Bissau, à l’exception de la pêche de subsistance, est soumis à l’obtention d’une licence de pêche.

Pour la pêche maritime, les ports les plus importants du point de vue des embarcations sont dans les iles (21%), Cacine (20%), Cacheu (10%) et Biombo (16%). Le nombre de participants dans la chaîne de distribution des produits de la pêche peut être estimé à environ 1.690 - 1.900 personnes. Le circuit de commercialisation des captures varie selon le groupe des espèces. Et la vente des petits pélagiques est plus ouverte. Il est fréquent, dans ce cadre, de trouver aussi bien les bideiras que les consommateurs directs sur le quai.

Le fumage est la technique la plus utilisée en terme de valorisation des produits de la pêche. En général, les prix sont relativement égaux aussi bien pour le produit vendu en frais que le salé ou le fumé. Cela engendre une perte de valeur qui dépend alors du type de transformation et de l’espèce. La valeur ajoutée des différents segments de la chaine de valeur est estimée à 8 609 821 903 Fcfa. L’activité de pêche contribue à hauteur de 54% de la valeur totale. Selon les informations obtenues au niveau du Ministère de l’Économie. La pêche fournit entre 30 et 35% de la totalité des revenus internes de l’État bissau-guinéen.

La pêche artisanale joue un rôle important dans l'amélioration substantielle des conditions de vie des communautés rurales (sécurité alimentaire). Elle contribue ainsi à la création d'emplois permanents et saisonniers sur le territoire national.

En juin 2015, le système de suivi de la sécurité alimentaire et de la nutrition montrait que 11 % des ménages dirigés par un homme et 8 % de ceux dirigés par une femme vivaient dans l’insécurité alimentaire. La consommation du poisson est évaluée à 14.5 Kg. Les catégories de poisson les plus consommées sont le djafal, le mulet et les autres poissons pélagiques.

En revanche, certains engins utilisés dans la pêche artisanale traditionnelle ou côtière tels filets monofilaments à mailles étroites (moins de 30 mm), des filets pour femmes - "moustiquaires" et la technique de fermeture des bouches et des bras des rivières exercent une forte pression sur les ressources. A cela s’ajoute, les effets négatifs des changements climatiques liés à la population et aux écosystèmes naturels.

L’étude sur la Stratégie nationale de sécurité alimentaire de la Guinée-Bissau a présenté un plan pour rendre le pays plus autosuffisant en termes d’aliments et comment rendre les denrées alimentaires accessibles aux groupes les plus vulnérables. La valeur nutritionnelle du poisson pour la santé a suscité un intérêt croissant pour le poisson. Il est ainsi recommandé , du point de vue sociale, de mettre l’accent sur les facteurs pouvant influencés les habitudes de consommation alimentaire.


Pour plus d'information à ce sujet, merci de contacter info@greppao.com ou bara.deme@port.ac.uk

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